Usages publics du passé

Sabina Loriga (EHESS) et David Schreiber (ENS)

S1 et S2, 6 ECTS par an

Dans les dernières décennies, de nombreux historiens ont saluté l’avènement d’une histoire post-nationale. Certains ont même vu dans l’histoire un instrument efficace pour lutter contre la montée des nationalismes et pour favoriser la formation d’une "identité" et d’une "citoyenneté" européennes et démocratiques. Déjà en 1994, l’historien John Gilles déclarait que "pour une majorité de personnes, la nation ne constitue plus le siège ou le cadre de la mémoire si bien que l’histoire nationale n’est plus le bon critère de leur connaissance effective du passsé". Cet effort de dénationalisation de l’histoire est-il en train de réussir ? N’assiste-t-on pas au contraire, dans certains cas, à un raidissement des récits nationaux et des politiques mémorielles autour de la Nation ? Nous étudierons la diversité des contextes dans lesquels ces questions se posent en Europe, en analysant à la fois le rôle des pouvoirs publics, les mouvements d’opinion et la participation - ou la non-participation - des historiens aux débats publics. 

Inscription pédagogique et renseignements : sabina.loriga@ehess.fr, david.schreiber@ens.fr

Les 1er, 3e et 5e mardis du mois, 13h-15h, à l’EHESS (salle à confirmer).

Première séance le 7 novembre 2017.